Aflam 2026 : des films et des rencontres du 10 au 18 octobre
Cette édition accorde une place importante aux archives et à la restauration des films, sans délaisser les nouvelles créations. Vous pourrez découvrir des œuvres de Khaled El Hagar, Jocelyne Saab ou Ahmed Bouanani, rencontrer des cinéastes et suivre trois programmes de courts métrages contemporains. Pour une sortie avec des enfants, Petite Casbah est proposé aux Variétés le mercredi après-midi.
Le festival commence le samedi 10 octobre, même si sa séance d’ouverture officielle au Mucem a lieu le lundi 12. Il se poursuit jusqu’au dimanche 18, après la soirée musicale du samedi 17. Les horaires ci-dessous correspondent aux débuts des rendez-vous ; les durées des films n’incluent pas nécessairement les présentations, les courts métrages d’archives et les échanges avec les invités.
Tout au long du parcours Vives archives, de courtes séquences des archives méditerranéennes Katsakh, sélectionnées par Chantal Partamian, précèdent plusieurs projections. Films de voyage, scènes de famille et images du quotidien composent ce fil rouge de l’édition.
Le programme jour par jour
Samedi 10 octobre : écoles de cinéma et archives de Jocelyne Saab
Le premier après-midi se déroule au Polygone étoilé. À 14 h, Marguerite Farag et Zaher Jureidini présentent un programme consacré aux cinéastes arabes formés en Tchécoslovaquie. À 16 h 30, Hugo Lapassade et Camille Fattal poursuivent cette exploration avec les cinéastes arabes à l’IDHEC, l’école parisienne qui a précédé La Fémis. Chaque rendez-vous associe environ une heure de films à une présentation et à des échanges.
À 20 h, Fabriquer Beyrouth au cinéma ouvre les coulisses du travail de Jocelyne Saab. Youna Rault présente des rushes et des documents de tournage qui permettent de regarder autrement la fabrication de ses films. Les trois séances sont proposées à prix libre.
Dimanche 11 octobre : restauration, cinéma algérien et Boualem Zid El Goudam
Au Polygone étoilé, Retrouver, restaurer, faire circuler commence à 14 h. Nadim Kamel, Elige Nehmeh et Ossen El Sawaf présentent le travail d’un atelier de restauration, accompagné de Walidi de Georges Nasser et du Bateau de l’exil de Jocelyne Saab. Il s’agit d’une présentation publique de travaux réalisés, pas d’une formation à laquelle s’inscrire ce jour-là.
À 16 h 30, Nabil Djedouani propose une séance autour des Archives numériques du cinéma algérien, avec environ une heure de projections et une discussion. À 20 h, il accompagne Boualem Zid El Goudam, de Moussa Haddad : deux hommes traversent le désert en tirant une charrette chargée de livres et de souvenirs. Cette fiction dure 84 minutes. Les trois rendez-vous sont à prix libre.
Lundi 12 octobre : l’ouverture officielle avec Petits rêves
À 20 h dans l’auditorium du Mucem, Ahlam Saghira, Petits rêves ouvre officiellement le festival en présence de Khaled El Hagar. Le film égyptien de 1993 est présenté pour la première fois dans sa version restaurée en 4K. Comptez 80 minutes pour le film, auxquelles s’ajoutent la présentation et un court métrage d’archives. L’entrée est gratuite et libre, dans la limite des places disponibles.
L’exposition consacrée au cinéma amazigh ouvre également ce lundi à SOMA et reste accessible jusqu’au 18 octobre. Ses horaires et sa rencontre avec Sarah Mounia Kachiri figurent plus bas.
Mardi 13 octobre : portes ouvertes, courts métrages et documentaires
De 14 h à 18 h, les portes ouvertes de Dodeskaden permettent de découvrir les logiciels et les gestes de la restauration numérique avec les techniciens invités. Rendez-vous au 26 boulevard des Dames, dans le 2e arrondissement. L’accès est gratuit.
À 18 h au Vidéodrome 2, Affluents rassemble Khabur, Bleu gris et Beneath Which Rivers Flow, trois courts métrages autour de l’eau, des paysages et de leurs mémoires. Le programme de 70 minutes est présenté par Anaïs Farine. À 20 h 30, Un bonheur hydroélectrique, d’Alexander Markov, mêle archives et récit intime autour de la construction du barrage d’Assouan. Ce documentaire de 61 minutes est projeté en présence du réalisateur. Les deux séances sont à prix libre, sans adhésion.
À 20 h à l’Alhambra, Enfants de Palestine : Deux histoires de Cisjordanie réunit deux regards documentaires, Still Playing et Intersecting Memory, pour 58 minutes de films. Mohamed Mesbah participe à la rencontre. Une garderie pour les enfants dès 5 ans est proposée pendant cette séance, sur inscription à clemence.hardouin@aflam.fr. Cet âge concerne la garderie, pas une recommandation d’âge pour les films.
Mercredi 14 octobre : Petite Casbah et les films de Kassem Hawal
À 14 h 30 aux Variétés, Petite Casbah, d’Antoine Colomb, suit quatre enfants qui cherchent le frère de Khadidja dans Alger. Le film d’animation dure 84 minutes, en version française, et le cinéma le conseille dès 6 ans. Marie de Banville, coscénariste, est annoncée pour accompagner la séance.
Au Vidéodrome 2, la soirée est consacrée à Kassem Hawal, en sa présence et avec Ayed Nabaa. À 18 h, Al Ahwar, Les Marais, documentaire irakien de 44 minutes, est présenté dans sa version restaurée. À 20 h 30, une séance de trois courts métrages réunit A Word, A Gun, Palestinian Identity et Pourquoi nous plantons des fleurs, pourquoi nous portons des armes, soit 85 minutes de films. Chaque séance est à prix libre, sans adhésion.
Jeudi 15 octobre : Cotton Queen, Alea Jacarandas et Jocelyne Saab
Au Mucem, Cotton Queen commence à 10 h. Cette fiction de 94 minutes suit Nafisa, une adolescente d’un village cotonnier du Soudan ; la réalisatrice Suzannah Mirghani intervient en visioconférence. À 14 h, Hassen Ferhani présente Alea Jacarandas, un documentaire de 78 minutes dans lequel il accompagne son père à travers Alger, sur les traces des arbres à la floraison mauve.
À 18 h à La Baleine, une rencontre avec Kassem Hawal et Mohanad Yaqubi aborde leurs parcours et le cinéma de Jocelyne Saab, avec une présentation du livre Jocelyne Saab : Inventory (1973-1983). L’entrée est gratuite.
À 21 h dans le même cinéma, Ghazl Al Banat, L’Adolescente, sucre d’amour, de Jocelyne Saab, est projeté dans sa version restaurée, en présence de Youna Rault. Le film dure 102 minutes. Cette projection est payante : la gratuité de la rencontre de 18 h ne vaut pas billet pour la soirée.
Vendredi 16 octobre : trois séances au Mucem, puis Nomad Shadow et Yunan
À 10 h au Mucem, Mohamed Rashad accompagne L’Entente : La face cachée d’Alexandrie, une fiction de 94 minutes. À 14 h, le premier programme de courts métrages réunit Zizou de Khaled Moeit, L’mina de Randa Maroufi et Kentucky Gaza d’Omar Rammal. Les films totalisent 64 minutes ; Omar Rammal est présent et des travaux d’élèves du collège Marseilleveyre sont également présentés.
À 17 h au Mucem, Le Jour de colère : Contes de Tripoli explore la ville libanaise à travers ses habitants et ses archives. Rania Rafei accompagne ce documentaire de deux heures.
Aux Variétés, Nomad Shadow commence à 18 h, avec Eimi Imanishi en visioconférence. Le film dure 82 minutes. À 20 h 30, Ameer Fakher Eldin présente Yunan, une fiction de 124 minutes autour d’un écrivain exilé qui se retire sur une île de la mer du Nord.
Samedi 17 octobre : archives marocaines, courts métrages et Dial H-I-S-T-O-R-Y
La journée commence à 10 h 30 au Mucem avec la table ronde gratuite Diffuser le cinéma de patrimoine des pays arabes, un geste politique ?, consacrée à la circulation et à la présentation de ces films.
À 14 h 30, Touda Bouanani et Marie Pierre-Bouthier présentent le travail des Archives Bouanani, avant la projection du Mirage, d’Ahmed Bouanani. Le film dure 100 minutes ; prévoyez davantage de temps pour l’ensemble de la rencontre, des archives projetées et de la présentation. Cette séance est payante.
À 18 h au Mucem, le deuxième programme de courts métrages rassemble De bouche à oreille, Imagine Me Like a Country of Love, In Retrospect et Co-directed With a Ghost, soit 56 minutes de films. Raef Ali, ingénieur du son du dernier film, participe à la séance.
À 20 h 30 au Gyptis, Dial H-I-S-T-O-R-Y propose un montage d’archives télévisées autour des détournements d’avion et de leur représentation médiatique. Johan Grimonprez accompagne son documentaire de 68 minutes, présenté par Mohanad Yaqubi. Une garderie dès 5 ans est prévue pendant la projection, sur inscription à clemence.hardouin@aflam.fr. La soirée musicale de La Mûrisserie, détaillée plus bas, commence à 21 h.
Dimanche 18 octobre : WarshatAflam et Souraya mon amour en clôture
À 11 h au Mucem, le troisième programme de courts métrages met à l’honneur des films développés lors de précédentes résidences WarshatAflam : Another Day Shall Come d’Aida Kaadan, Of Burning Memories and Wounds de Suha Belal et Dear Hussein d’Ahmed Essam Soliman. Les trois films totalisent 53 minutes. Aida Kaadan et Ahmed Essam Soliman viennent échanger sur leur travail. Il s’agit d’une projection publique, pas d’un atelier d’écriture.
À 14 h 30, la table ronde gratuite Ce que le patrimoine culturel national invisibilise réunit Chantal Partamian, Pauline Tucoulet et Sarah Mounia Kachiri autour des archives arméniennes, kurdes et amazighes.
My Paradise, d’Ekrem Heydo, est également programmé au Mucem, en présence du réalisateur et avec une présentation de Pauline Tucoulet. Ce documentaire de 104 minutes revient sur les habitants de sa ville natale. Son horaire doit être confirmé avant votre venue : Aflam indique 17 h, tandis que le Mucem annonce 18 h. Consultez la fiche de réservation du Mucem ou contactez sa billetterie.
À 20 h au Mucem, Souraya mon amour clôture l’édition. Nicolas Khoury filme Souraya Baghdadi, ses souvenirs et ses archives autour de sa vie avec le cinéaste Maroun Baghdadi. Tous deux sont annoncés pour accompagner ce documentaire de 81 minutes. La clôture est payante, à 6 € au plein tarif ou 4 € au tarif réduit, contrairement à la séance d’ouverture du 12 octobre.
Du 12 au 18 octobre : une exposition à SOMA
ASSKSW XF ISURA, un regard sur le cinéma amazigh au Maroc explore différentes formes de création cinématographique et vidéo, à partir d’un programme proposé par Sarah Mounia Kachiri. L’exposition se visite du lundi 12 au dimanche 18 octobre, de 17 h à 23 h, à SOMA, 55 cours Julien, 13006 Marseille.
Une rencontre avec Sarah Mounia Kachiri est prévue vendredi 16 octobre à 17 h. L’entrée est libre. Présentation de l’exposition.
Samedi 17 octobre : Hafla, la soirée Aflam et Ma3na
La fête se prolonge à La Mûrisserie, 44 cours Julien, 13006 Marseille, de 21 h à 1 h 30 dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 octobre. Reddady, Cheikha, également connue sous le nom de Vanda Forte, et Djinn AREZKI se succèdent aux platines.
La soirée possède sa billetterie propre : 5 € au tarif solidaire, 8 € en prévente « Early », 10 € au tarif « On time » et 15 € au tarif de soutien, selon les catégories proposées lors de l’achat. Un billet de cinéma ne vaut pas entrée à cette soirée.
Tarifs, adresses et réservations
Les tarifs et les réservations dépendent du lieu. Choisissez la séance dans le programme officiel d’Aflam, puis suivez son lien vers la salle ou la billetterie partenaire.
| Lieu | Adresse à Marseille | Tarifs annoncés |
|---|---|---|
| Mucem, auditorium du J4 | 1 esplanade du J4, 13002 | 6 € au plein tarif, 4 € au tarif réduit. Ouverture du 12 octobre et tables rondes des 17 et 18 gratuites. |
| Les Variétés | 37 rue Vincent Scotto, 13001 | De 8,40 à 11 € dans les informations du festival ; vérifier les réductions propres à la séance. |
| Vidéodrome 2 | 49 cours Julien, 13006 | Prix libre, sans adhésion pour les quatre séances Aflam des 13 et 14 octobre. |
| La Baleine | 59 cours Julien, 13006 | De 6,50 à 9,50 € pour le cinéma. Rencontre du 15 octobre à 18 h gratuite. |
| Polygone étoilé | 1 rue Massabo, 13002 | Prix libre pour les séances des 10 et 11 octobre. |
| Le Gyptis | 136 rue Loubon, 13003 | De 4 à 8 €. |
| L’Alhambra | 2 rue du Cinéma, 13016 | De 4 à 7 €. |
Un prix libre vous laisse choisir votre contribution ; il ne doit pas être confondu avec un tarif fixe. Pour les séances gratuites, respectez les conditions d’accueil propres au lieu. La présence d’un lien de réservation ne garantit pas qu’il reste des places à chaque séance.
Groupes scolaires et étudiants
Un accueil de médiation est organisé au Mucem pour les séances de 10 h et 14 h les 15 et 16 octobre. Les groupes scolaires et étudiants de plus de cinq personnes peuvent réserver à lamediation@aflam.fr, au tarif de 2,50 € par place. Un tarif de 1,50 € concerne les classes inscrites au dispositif Lycéens et apprentis au cinéma. Ces modalités de groupe ne remplacent pas les billets individuels proposés pour les projections.
Préparer sa venue et choisir une séance adaptée
Les salles sont réparties entre plusieurs quartiers, notamment le cours Julien, le centre-ville, le secteur du J4 et les quartiers nord. Prévoyez du temps entre deux rendez-vous dans des lieux différents. Les projections accompagnées d’une rencontre peuvent se terminer plus tard que ne le laisse penser la seule durée du film.
Pour venir en famille, Petite Casbah constitue la proposition d’animation du mercredi 14 octobre, conseillée dès 6 ans. Pour les autres films, vérifiez les recommandations d’âge, les langues et les sous-titres auprès de la salle. Les deux garderies des 13 et 17 octobre sont des services distincts, sur inscription préalable.
L’auditorium du Mucem est accessible en fauteuil roulant. Le musée recommande l’entrée du bâtiment J4 et demande de signaler les besoins d’accueil à son service de réservation : 04 84 35 13 13 ou reservation@mucem.org. Les conditions des autres salles doivent être vérifiées séparément. Accessibilité du Mucem.
Pour une question générale sur le festival, contactez secretariat.general@aflam.fr. Retrouvez les évolutions du programme sur le site d’Aflam. Pour compléter votre sortie, consultez aussi nos idées pour sortir à Marseille ce week-end.
